Comment survivre dans l’univers Music 2.0? (slides)
En prélude du Café Numérique du 21/04 prochain consacré à la promotion musicale sur Internet, voici une présentation (en anglais) de l’univers musical 2.0, tel qu’on le connait aujourd’hui.
Notez bien cette date dans votre agenda, plus d’infos à venir dans les prochains jours!
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Mmmh pas a 100% d’accord avec cette analyse, les groupes mentionnes sont des artistes renommes qui ont profte de campagne marketing onereuses depuis des annees. Montrez-moi comment ca fonctionne pour un groupe qui debute ou pour un groupe sans label…
Ils ont clairement des choses a apprendre en la matiere, mais un Radiohead ou NIN peuvent se permettre de donner leur labums gratuitement ou autres, pas ceux qui debutent.
De meme OK GO ont beau faire de chouettes clips et utiliser le viral de bonne facon, ils ne vendent pas enormement et ne sont pas ce que je definirais comme reconnus.
Hate de voir qui seront vos invites en tous cas.
Wow! Regardons l’exemple de 0.5% et faisons-en le modèle pour l’avenir.
Je ne prendrais pas le contrat de Madonna comme un exemple de qqchose qui marche, car son 360 deal avec Live Nation ne sera pas renouvelé, à mon avis. Combien d’argent est-ce que ça a réellement généré? On ne parle curieusement plus de celui de Robbie Williams avec EMI, en pleine déconfiture.
Les « limitless possibilities » du web sont bien là, si vous avez un major avec un chèque pour payer de grosses boîtes de PR et d’activation. Mais même pour payer le clip, il faut passer par les sponsors et donc les boîtes de pub (n’est-ce pas Mlle Gaga?). Donc on revient vers une forme de culture/entertainment brandé et géré par les mêmes multinationales avec les connexions douteuses Star Ac’/X-Factor/pub, tout en sachant que dans les meilleurs des cas, les retombées seront à peu près 50% de ce qu’ils étaient il y a 10 ans.
Regardons aussi les tarifs pratiqués pour les licences télé/cinéma/pub qui sont en chute libre. Et que celui ou celle qui a payer une musique utilisée dans une présentation se manifeste, je lui paie un verre!
Regardons les réactions par rapport au deal plutot favorable de la Sabam avec les entreprises.
Le titre du débat est bien choisi, on parle de survie, de ramassage de miettes, de création onéreuse à perte dans l’espoir de vendre des T-shirts à des concerts (trouvez-moi le groupe belge qui peut vivre des concerts).
Mais les outils sont pourtant là: les apps crées pour $1000 et $25/mois pour promouvoir la musique envers des gens qui n’en achètent quasi plus depuis un temps. Ou les propos de Gerd Leonhard (« attention is the new currency ») qui lui a abandonné une entreprise de musique pour devenir un « futurist ». Hmm.
Donc, la musique redevient le secteur des amateurs, dans les deux sens du mot. L’un est plus gratifient que l’autre.
Je reste un peu sceptique – vous l’aurez remarqué – donc, par rapport à des présenations PowerPoInt qui ramassent les slogans qui – à part Nine Inch Nails – n’ont pas fait leurs preuves.
A part ça, c’est réellement une époque formidable pour ceux qui n’ambitionnent pas de vivre de la musique. Car les outils widgets et connections avec les créateurs audiovisuels permettent de nouvelles créations. On peut même atteindre de gros publics. Mais sans en vivre.
Le pire, c’est que le cinéma suit de près.
En réaction au message de Sophie C.
Juste pour citer quelques groupes et personnes qui se sont lancés par le Net, connus et moins connus :
Lily allen
Kate Nash
Sigur Ros
Metro Station
M83
Battles
Postal Service
The Artic Monkeys
Junior Boys
The Notwist
Gallows
Enter Shikari
The Devil Wears Prada
Breathe Carolina
Eyes Set to Kill
Tila Tequila
I Set Kids on Fire
Taylor Swift
Justin Bieber
Nick Petra
Barcelona
Pour ce dernier, une première petite vidéo où leur musique est utilisé comme bande sonore :
http://www.youtube.com/watch?v=u7deClndzQw&feature=fvw
Et le récit du groupe sur l’effet immédiat :
http://www.youtube.com/watch?v=Xqlpa3EWsok
Ni label, ni maison de prod. Ca fonctionne comme cela.
Mais bien sûr que c’est ça l’avenir. Mais bien sûr que les exemples se multiplient. Et vous savez quoi? La musique n’est qu’un des secteurs où l’Internet commence à peine à tout changer. Le cinéma, l’édition, l’information, le travail, l’éducation, tout va vers la décentralisation, le partage, la micronisation des unités d’échange. Bien sûr il y aura de la résistance, de l’incrédulité, de la nostalgie. Mais toute résistance est futile, et même contre-productive.
@ JaRrr
Ca, c’est un peu le mythe 2.0
Lilly Allen, Kate Nash et d’autres avaient deja ete signes avant d’utiliser Myspace comme plateforme.
Les Monkeys ont surtout ete decouverts par leurs tournees incessantes dans le pays sauf Londres ( voila un manager qui a compris bcp de choses)
Maintenant, c’est clair que certains groupes ont enormement profite de l’appui de bloggers US et UK, mais ca n’est pas tres different d’une promo normalle.
De tous les groupes avec lesquels j’ai travaille, je n’en vois acun qui a profite a fond du 2.0 sans aucune campagne dite traditionelle deriere.(Je parle de groupes qui veulent vivre de leur art)
Evidemment, ca sera de moins en moins le cas une fois que les pros de la musiques comprennent le 2.0 et l’utilisent. Tout peut arriver
Autre exemple: La Roux, elle a ete decouverte sur Myspace, mais tout le developement et marketing etc… ont ete fait par son label, donc la non plus on n’ est pas dans un nouveau modele.
En Belgique, je ne connais personne qui est un vrai online strategiste. De meme, il doit y avoir 5 ou 6 stes de musique online et une poignee de blogs.
En France, suivez @virberg sur Twitter, elle a compris comment utiliser les nouveaux outils, mais c’est loin d’etre le cas pour tous les pros et meme les musiciens.
J’en connais qui refusent de gerer leur page Facebook, LAst FM ou d’avoir un compte Twitter , parceque c’est pas a l’artiste de le faire.
Donc au final, il y a encore BCP de chemin a faire…surtout avant que ca soit profitable ( entre autres financierement) a l’artiste.
En fait, j’ai été un peu fort. Car, que l’on apprécie ou pas, le Net joue un rôle prépondérant dans la promotion.
Sophie soulève un autre problème réel: le manque d’enthusiasme de beaucoup d’artistes pour un travail supplémentaire à temps complet! Or, la combinaison Last.fm, blog et e-mail permet déjà de faire pas mal de choses. Il faut savoir que pas mal de labels ne savent pas quand leurs artistes jouent en concert, ou reçoivent des infos du genre. « Arlon, 3 fév ». Donc, même avec la meilleure volonté, le label ne pourrait remplir l’agenda Last.fm (ou le nouveau venu http://www.thegigmap.com).
J’ai une réunion à ce sujet ce soir. Dommage que je ne puisse pas passer mercredi.
Mais je crois qu’il faudrait distinguer les deux choses: d’une part l’idée malheureusement un peu romantique que des artistes puissent y arriver juste avec le web et qqs concerts; et de l’autre les outils formidables qui sont à dispo des labels te boîtes de PR.